LIBERO
POR LA LINGVOJ/LIBERTÉ POUR LES LANGUES/LIBERDADE PARA AS LÍNGUAS
LIBERTÉ POUR LES LANGUES
STATUTS
§ 1
Il a été constitué en juillet 2OO4 au Château de Grésillon, près de
Baugé (Maine et Loire) pour donner forme à des actions menées dès les années
précédentes, une association sans but lucratif de caractère culturel,
scientifique, éducatif et humanitaire dénommée internationalement LIBERO
POR LA LINGVOJ, en français
LIBERTÉ POUR LES LANGUES,
en portugais
LIBERDADE PARA AS LÍNGUAS,
et en toutes autres langues par la traduction de cette même dénomination.
Cette association a été déclarée conformément à l’article premier
de la loi du 1er juillet 1901 par le dépôt des présents
statuts à la Préfecture de Bordeaux le 20 décembre 2004 sous le numéro
L’Association est fondée pour une durée illimitée.
Le siège de l’Association est établi à Cenon (Gironde), 12, rue
Auguste Blanqui. Il pourra être transféré en tout autre lieu par décision du
Bureau de l’Association.
§ 3
Son apport propre à ce mouvement et plus largement à la recherche
d’un monde moins inhumain et moins injuste se situe dans le domaine des
langues : favoriser dans toute la
mesure du possible entre personnes, entre peuples et entre groupes ou
organisations de diverses natures dont les langues particulières sont différentes
une communication linguistique à la fois plus efficace et plus juste,
notamment en ce qu’elle soit mieux respectueuse de la dignité et de
l’identité de chacune des parties en présence, avec le souci de préserver
également l’intégrité des langues en contact.
§ 4
Elle pose en principe que tout être humain a le droit de s'exprimer en étant compris et de
comprendre ce qu'on veut lui dire dans la langue propre de son peuple ou de son
pays, et que tout peuple et tout pays a
le droit de s'exprimer librement dans une langue qui lui soit propre et
d'obtenir pour celle-ci un respect égal à celui que l'on accorde aux langues
dites « grandes », et au moins de
ne se voir en aucun cas imposer l'usage d'une langue étrangère par la
violence ni par quelque forme plus subtile de contrainte.
§ 5 Elle veut rappeler sans cesse ces principes, notamment aux organisations qui, tout en les proclamant elles-mêmes en tout ou en partie, les violent quotidiennement dans la pratique, et parmi celles-ci d’abord aux Forums Sociaux, parce que le respect des langues de tous est un élément fondamental du monde moins inhumain et moins injuste auquel les participants aux Forums Sociaux disent aspirer.
Elle veut susciter les débats nécessaires à l’affinement de ces principes et à l’application raisonnée de ceux-ci à divers types de circonstances, et contribuer à l’étude de la situation présente des langues dans le monde et à la recherche des divers moyens susceptibles d’améliorer celle-ci.
Elle se propose de contribuer à former les générations nouvelles dans
le respect par chacun de sa propre langue ou de ses propres langues, mais aussi
des langues d’autrui, et dans l’estime et l’amitié pour les personnes et
pour les peuples pratiquant des langues différentes.
Elle s’efforce non seulement de prévenir et de combattre les
tentatives de génocide culturel et linguistique et toutes autres formes de
discrimination linguistique, mais aussi de venir en aide aux victimes de tels méfaits.
Elle veut rassembler toutes les personnes et toutes les organisations
travaillant en tout ou en partie dans le même sens, et en particulier celles
qui, spécialement attachées à la défense d’une langue particulière ou de
quelques-unes, tendraient sans elle à oublier que certains des éléments à
mettre en œuvre sont communs à la défense de toutes les langues, et que
d’ailleurs l’alliance de toutes les forces de défense des diverses langues
peut donner à l’action de chacune le poids nécessaire.
Elle veut faire connaître et contribuer pour sa part à mettre en œuvre
les divers moyens susceptibles de faire grandir le respect mutuel dans la
diversité des langues et d’améliorer l’efficacité de la communication
linguistique.
§ 6
Elle
préconise notamment, par conséquent, puisqu’il n’est pas toujours possible
de tout traduire dans les langues particulières de toutes les personnes ou de
toutes les organisations en présence, et que, d’autre part, l’intermission
d’interprètes ou de traducteurs (d’ailleurs souvent nécessaire) ôte à
l’échange le caractère direct et libre que l’on doit souhaiter, un emploi
de plus en plus large de la langue
internationale (que l’on appelle souvent l’espéranto),
notamment parce que seul l’emploi de cette langue, qui est en principe commune
à tous, ne présente pour aucun des interlocuteurs dont on ne peut employer la
langue propre le caractère humiliant de celui d’une langue étrangère
qu’on lui imposerait, à quoi s’ajoute que la langue internationale possède
les caractéristiques nécessaires pour rendre plus efficace divers moyens au
service d’une meilleure communication autres que son emploi direct : elle
est en effet singulièrement à même de faciliter comme langue relais ou pivot
la traduction et l’interprétation automatiques ou humaines multilingues, et
elle constitue d’autre part la meilleure des propédeutiques à
l’apprentissage de langues étrangères ou de langues anciennes.
§ 7
L’adhésion
à l’Association se fait une fois pour toutes par le versement d’une
cotisation dont le montant minimum (qui peut être variable selon divers critères)
est fixé par le Bureau, ou par le consentement à recevoir la qualité de
membre d’honneur. Les membres sont invités à dépasser, aussi largement
qu’ils le peuvent, le minimum ainsi défini, ce, au besoin, par des versements
fractionnés. Les membres d’honneur ne sont pas tenus à verser une
cotisation, mais sont invités à le faire à titre facultatif.
Les
adhésions sont soumises à l’agrément du Bureau de l’Association. Si cet
agrément n’était pas accordé, la cotisation déjà versée serait restituée.
La
qualité de membre de l’Association se perd par la démission, présentée sur
papier par un écrit revêtu de la signature du démissionnaire, ou par la
radiation, prononcée par le Bureau ou par une commission qui aurait été chargée
de cette tâche. En cas de radiation, un appel non suspensif est possible à
l’ensemble des membres de l’Association, qui devront avoir été consultés
dans les trois mois.
§ 8
L’Association
est dirigée par un bureau d’au moins trois membres, qui élit en son sein un
président, un ou plusieurs vice-présidents, un ou plusieurs secrétaires et un
trésorier, et qui peut confier d’autres fonctions ou d’autres tâches à
d’autres personnes choisies en son sein ou en dehors de celui-ci. Une même
personne peut se voir confier plus d’une fonction ou d’une tâche, seules
les fonctions de président et de vice-président étant incompatibles. Le
Bureau pourra également instituer des commissions chargées d’étudier
certaines questions ou d’accomplir certaines tâches.
§ 9
Le
Bureau de fondation est composé de Messieurs Emílio Carlos Vaz Cid,
Bruno Ferré, François Simonnet, Victor Simonnet
et José Antonio
Vergara, lesquels pourront s’adjoindre par cooptation d’autres
personnes comme membres du Bureau de fondation ou comme membres ordinaires du
Bureau.
§ 10
Lorsque
le nombre des membres aura dépassé cent vingt, ceux-ci devront se voir soumis
chaque année pour approbation le rapport moral du président et le rapport du
trésorier, ainsi qu’une demande de quitus pour la gestion au cours de l’année
précédente.
Dès
que ce nombre aura dépassé trois cents, ces approbations et ce quitus seront
demandés à un comité dans lequel siégeront des membres élus par
l’ensemble des membres de l’Association, à raison d’un membre du Comité
pour vingt électeurs, à concurrence de cinquante membres du Comité, et dans
lequel siégeront également les membres du Bureau et, le cas échéant, les présidents
des sections et des commissions, et, avec voix consultative, les représentants
des organisations ayant affilié leurs membres à l’Association.
Il
est entendu que ces demandes d’approbation, ainsi que toutes les prises de décision
collectives des divers organes de l’Association, pourront être effectuées en
ayant recours à tous les moyens de communication disponibles (postaux, téléphoniques,
électroniques, éventuellement autres encore) aussi bien que par une réunion
en un même lieu.
§ 11
Les membres de l’Association résidant en un
même pays ou une même région, ou pratiquant une même langue, ou travaillant
dans un même domaine particulier pourront, après approbation du projet par le
Bureau de l’Association, se constituer en une section au sein de
l’Association. Les membres des organes directeurs des sections devront avoir
reçu l’agrément du Bureau de l’Association. Les sections devront présenter
chaque année un rapport sur leurs activités de l’année écoulée.
§ 12
L’Association
pourra elle-même adhérer ou affilier ses membres à des associations dont les
buts seront en harmonie avec les siens. Elle le fera notamment à
l’association des Amis de la langue
internationale (la Amikoj de la lingvo internacia).
Elle pourra collaborer, dans le domaine qui lui est propre, avec toutes
les organisations dont les buts convergeront au moins en partie avec les siens,
notamment avec d’autres associations participant aux Forums Sociaux ou
travaillant à améliorer la communication linguistique internationale ou le
respect des identités linguistiques. Lorsque ce sera possible, elle conclura
avec ces organisations des contrats venant préciser les modalités de la
collaboration.
§ 13
Les ressources de l’Association proviennent
des cotisations d’adhésion des membres, des dons versés par ceux-ci ou par
d’autres, des subventions qui seraient attribuées à l’Association, des
contributions de personnes bénéficiant des activités de l’Association aux
frais de ces activités, de la vente de publications, des revenus des biens que
l’Association viendrait à posséder et de toutes autres sources que la loi
n’interdirait pas et qui ne seraient pas contraires à l’honnêteté.
§ 14
Les présents statuts peuvent être modifiés
par décision du Bureau de fondation.
Ils pourront être complétés par un règlement intérieur ou des règlements
particuliers arrêtés par le Bureau, éventuellement sur la proposition d’une
commission constituée à cet effet. Ces règlements pourront être soumis à
l’approbation de l’ensemble des membres de l’Association.
§ 15
L’Association
peut être dissoute par une décision du Bureau de fondation approuvée par les
deux tiers des membres de l’Association dans un délai de trois mois.
En cas de dissolution, les biens de l’Association, après remboursement
des dettes éventuelles, seront dévolus à une association dont les buts
convergeront avec ceux de l’Association, choisie par les membres du Bureau de
fondation.
Membres du Bureau de
fondation :
M. Emílio
Carlos Vaz Cid, commerçant,
né le 23 avril 1960, de nationalité brésilienne, résidant à São
Vicente (SP, Brésil), R. Frei Gaspar, 663 ;
M.
Bruno
Michel Marie Théodore Ferré,
postier,
né le 22 août 1964 à Machecoul (Loire Atlantique), de nationalité française,
résidant à Cenon (Gironde, France), 12, rue Auguste Blanqui ;
M. François
Maurice Simonnet,
agrégé
de l’Université, ancien professeur à l’Université de Saigon, retraité, né
le 10 août 1940 à Paris (xive),
de nationalité française, résidant à Sens (Yonne, France), 21 bis, rue
des Charmes ;
M. Victor Jean Pierre Abel François Sĩ Thành Tín
Simonnet,
étudiant, né le 9 novembre 1984 à Pithiviers (Loiret), résidant à
Laval (Mayenne, France), 54, rue des docteurs Calmette et Guérin, Apt B 62;
M. José Antonio
Vergara Olavarría, médecin
épidémiologiste, né le 21 juillet 1962 à Puerto Montt, de nationalité
chilienne, résidant à Puerto Montt (Décima Región, Chili), Casilla 508.