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LIBERO POR LA LINGVOJ/LIBERTÉ POUR LES LANGUES/LIBERDADE PARA AS LÍNGUAS

 

LIBERTÉ POUR LES LANGUES

 

Extraits des STATUTS

 

§ 1    Il a été constitué en juillet 2OO4 au Château de Grésillon, près de Baugé (Maine et Loire, France) pour donner forme à des actions menées dès les années précédentes, une association sans but lucratif de caractère culturel, scientifique, éducatif et humanitaire dénommée internationalement LIBERO POR LA LINGVOJ, en français LIBERTÉ POUR LES LANGUES, en portugais LIBERDADE PARA AS LÍNGUAS, et en toutes autres langues par la traduction de cette même dénomination. L'Association pourra également être désignée par le sigle LPLL.

 

[...]

 

§ 2    L’Association se place résolument dans les perspectives qui sont celles du Forum Social Mondial de Porto Alegre et des Forums Sociaux issus de celui-ci : refus du libéralisme économique sans frein et de l’asservissement du monde aux puissances financières ; reconnaissance de l’égale dignité des peuples, des cultures et des langues ; lutte contre les pollutions et les autres dénaturations qui détruisent le monde dans lequel nous vivons, et par là notre propre corps comme celui de tous les êtres vivants. Comme les Forums Sociaux eux-mêmes, elle ne s’identifie cependant à aucune des tendances ni à aucune des organisations particulières qui travaillent dans ce sens ou disent le faire ou qui pour diverses raisons se sont également jointes au mouvement des Forums Sociaux.

 

§ 3    Son apport propre à ce mouvement et plus largement à la recherche d’un monde moins inhumain et moins injuste se situe dans le domaine des langues : favoriser dans toute la mesure du possible entre personnes, entre peuples et entre groupes ou organisations de diverses natures dont les langues particulières sont différentes une communication linguistique à la fois plus efficace et plus juste, notamment en ce qu’elle soit mieux respectueuse de la dignité et de l’identité de chacune des parties en présence, avec le souci de préserver également l’intégrité des langues en contact.

 

§ 4    Elle pose en principe que  tout être humain a le droit de s'exprimer en étant compris et de comprendre ce qu'on veut lui dire dans la langue propre de son peuple ou de son pays, et que tout peuple et tout pays a le droit de s'exprimer librement dans une langue qui lui soit propre et d'obtenir pour celle-ci un respect égal à celui que l'on accorde aux langues dites « grandes », et au moins de ne se voir en aucun cas imposer l'usage d'une langue étrangère par la violence ni par quelque forme plus subtile de contrainte.

 

§ 5    Elle veut rappeler sans cesse ces principes, notamment aux organisations qui, tout en les proclamant elles-mêmes en tout ou en partie, les violent quotidiennement dans la pratique, et parmi celles-ci d’abord aux Forums Sociaux, parce que le respect des langues de tous est un élément fondamental du monde moins inhumain et moins injuste auquel les participants aux Forums Sociaux disent aspirer.

           Elle veut susciter les débats nécessaires à l’affinement de ces principes et à l’application raisonnée de ceux-ci à divers types de circonstances, et contribuer à l’étude de la situation présente des langues dans le monde et à la recherche des divers moyens susceptibles d’améliorer celle-ci.

 

           Elle se propose de contribuer à former les générations nouvelles dans le respect par chacun de sa propre langue ou de ses propres langues, mais aussi des langues d’autrui, et dans l’estime et l’amitié pour les personnes et pour les peuples pratiquant des langues différentes.

 

           Elle s’efforce non seulement de prévenir et de combattre les tentatives de génocide culturel et linguistique et toutes formes de discrimination linguistique, mais aussi de venir en aide aux victimes de tels méfaits.

 

           Elle veut rassembler toutes les personnes et toutes les organisations travaillant en tout ou en partie dans le même sens, et en particulier celles qui, spécialement attachées à la défense d’une langue particulière ou de quelques-unes, tendraient sans elle à oublier que la défense d'une langue ne doit pas être menée dans le mépris ou l'oppression d'autres langues, que certains des éléments à mettre en œuvre sont communs à la défense de toutes les langues, et que d’ailleurs l’alliance de toutes les forces de défense des diverses langues peut donner à l’action de chacune le poids nécessaire.

 

           Elle veut faire connaître et contribuer pour sa part à mettre en œuvre les divers moyens susceptibles de faire grandir le respect mutuel dans la diversité des langues et d’améliorer l’efficacité de la communication linguistique.

           Elle veut en particulier faire servir ces moyens à faciliter effectivement les rencontres personnelles, et les échanges d'idées, la constatation des consensus, la concertation en vue de l'acrion et l'action commune de personnes et d'organisations se plaçant dans les perspectives indiquées ci-dessus dans la première phrase de l'article 2.

           Elle veut également de même contribuer à faire connaître et apprécier ces perspectives et les Forums Sociaux eux-mêmes par ceux qui ne les connaissent pas encore.

 

§ 6     Elle préconise notamment, par conséquent, puisqu’il n’est pas toujours possible de tout traduire dans les langues particulières de toutes les personnes ou de toutes les organisations en présence, et que, d’autre part, l’intermission d’interprètes ou de traducteurs (d’ailleurs souvent nécessaire) ôte à l’échange le caractère direct et libre que l’on doit souhaiter, un emploi de plus en plus large de la langue internationale (que l’on appelle souvent l’espéranto), notamment parce que seul l’emploi de cette langue, qui est en principe commune à tous, ne présente pour aucun des interlocuteurs dont on ne peut employer la langue propre le caractère humiliant de celui d’une langue étrangère qu’on lui imposerait, à quoi s’ajoute que la langue internationale possède les caractéristiques nécessaires pour rendre plus efficace divers moyens au service d’une meilleure communication autres que son emploi direct : elle est en effet singulièrement à même de faciliter comme langue relais ou pivot la traduction et l’interprétation automatiques ou humaines multilingues, et l'étude et la pratique en constituent d’autre part la meilleure des propédeutiques à l’apprentissage de langues étrangères ou de langues anciennes.

 

           Le recours à la langue internationale permettant d'atteindre directement en une seule démarche des personnes d'un très grand nombre de pays ou de communautés linguistiques, l'Association emploiera d'une façon particulière cette langue (sans pour autant renoncer à l'emploi d'aucune autre en direction d'interlocuteurs pour lesquelles celle-ci n'est pas une langue étrangère) en vue de ce qui est dit dans les deux derniers alinéas de l'article 5.

 

§ 7     L’adhésion à l’Association se fait une fois pour toutes par le versement d’une cotisation dont le montant minimum (qui peut être variable selon divers critères) est fixé par le Bureau, ou par le consentement à recevoir la qualité de membre d’honneur. Les membres sont invités à dépasser, aussi largement qu’ils le peuvent, le minimum ainsi défini, ce, au besoin, par des versements fractionnés. Les membres d’honneur ne sont pas tenus à verser une cotisation, mais sont invités à le faire à titre facultatif.

           Des associations ou d'autres personnes morales peuvent adhérer à l'Association. Elles peuvent en outre affilier leurs propres membres à celle-ci.

           Les adhésions sont soumises à l’agrément du Bureau de l’Association. Si cet agrément n’était pas accordé, la cotisation déjà versée serait restituée.

 

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